Journée du 10 juillet dernier

Journée du 10 juillet dernier


L’accueil de la délégation Russe à l’entrée des portes de St Geneviève des Bois, par les présentations des personnalités furent faites par l’organisateur Jonas Aix ancien Légionnaire, ayant réalisé le parcours Mont de Marsan-Moscou en vélo, ayant aussi participé au souvenir de l’escadrille Normandie-Niémen :
« Chers amis, je reviens de Moscou, un voyage pour répondre à une invitation pour des cérémonies d’hommage aux valeureux du Normandie Niemen et à l’amitié franco-russe ».

Signalons les présences de :

Natalia Khantsevich, Chef du Service Culturel de l’Ambassade de la Fédération de Russie en France,
Azeeva Galina du du fonds public international Fonds Russe pour la paix,
Chmyrev Guennadi, Ataman Président de l’Association des Cosaques de France
Alexis d’Herbaïs, Vice-ataman et porte-drapeau des Cosaques du Don
Didier Lefebvre, Vice-président de l’Association nivernaise France-Russie-CEI,
François Colinot, Président de l’association Espace Normandie-Niemen,
Didier Lefebvre, Vice-président de l’Association nivernaise France-Russie-CEI,
Jean-Pierre Tron, porte-drapeau du Mémorial Normandie-Niémen,
Tanneguy de Prat, Président de l’Union des Anciens Combattants et Affiliés (UACA) de Colombes,
Marcel Bouvier, Secrétaire Général de l’UACA de Colombes,
Micheline Barget de l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc.

Ainsi que les huit porte-drapeaux :
Souvenir Français,
Médaillés militaires,
Légion d’honneur,
Mémorial Normandie Niemen,
Anciens Combattants Prisonniers de guerre – Combats Algérie Tunisie Maroc (ACPGCATM),
Anciens mutilés et anciens combattants et veuves de guerre (AMACVG),
Cosaques du Don,
Groupe d’Action Royaliste.

Lors de la Cérémonie du 10 juin 2019, au cimetière Russe de Sainte Geneviève des Bois, j’expliquais mon intérêt pour les Cosaques, hommes libres qui, comme aux temps médiévaux en France, incarnent une sorte de chevalerie. Chevalerie qui doit perdurer aussi en notre terre de France dans ses valeurs éternelles, comme en Russie, par les actes quotidiens : courtoisie et service. Mais aussi dans la tradition chrétienne liant l’Occident Chrétien à l’Orthodoxie orientale slave, symbiose retrouvée face aux temps de grande confusion que nous vivons. Je rappelais le souvenir de Marina Grey (Marina Antonovna Denikina), auteur des « Armées blanches » que j’ai connu jadis, fille du Général Denikine et femme du grand historien Jean François Chiappe. Je rappelais la formation historique des premières bandes de cosaques issues des Alains, Sarmathes et Tatars qui vinrent s’installer, pour ceux qui reposent en ces lieux, entre la Volga et le Don. L’importance chez eux, du père : l’Ataman, désigné et élu, conduisant les siens dans cette recherche perpétuelle de l’autonomie, comme de la vie rustique des chants et danses de ces guerriers de tous les temps. Je rappelais aussi les conflits tumultueux qui s’égrenèrent le long de leur histoire, jusqu’à la terrible guerre de 14, où les armées du Tsar vinrent soutenir la France à l’ouest tout en assurant une rude pression à l’est.

Le sacrifice des Russes n’est pas à oublier et ils tombèrent nombreux pour que nous puissions gagner, ce temps si précieux, afin de remporter le front ouest. L’échec de la dure contre-attaque Prussienne de 1915 n’ébranla pas la détermination comme la fidélité du Tsar à nous soutenir, ceci jusqu’à ce que l’Allemagne y envoyât son agent Lénine accompagné de ses révolutionnaires comme d’officiers d’Etat-major Allemands agrémentés des subsides de la Reichbank !

Il fallait détruire la puissance Russe à travers son Tsar afin de libérer le front oriental, comme répandre une révolution sanglante déstabilisant ce grand Ours slave. Nous avons alors abandonné le Tsar à son triste sort, oubliant le sens de la parole donnée… C’est en cette terre que les Armées Blanches résisteront dénués de tout, « dans le froid et la famine » disait la chanson. Une diaspora russe pour survivre, fuyait le sang sur la neige et c’est en France comme ailleurs que des Princesses comme des Barons devinrent couturières où mineurs, sorte de récapitulation d’une révolution que notre terre connue bien avant. L’exemple de ce cavalier Cosaque chevauchant les steppes, venu ici mourir au volant de son taxi, d’une crise cardiaque est encore dans ma mémoire, triste jeu du hasard comme du destin. Rappelons le geste du Président Poutine venu sauver quelques tombes de ce cimetière, qui sans lui, seraient allées en poussière dans le vent perdu de l’histoire. Rappelons aussi qu’il a accepté l’édification d’une statue de Jehanne d’Arc à Saint Pétersbourg, grande première chez les orthodoxes n’ayant pas de statues de saints dans les lieux publics. C’est un grand honneur d’être à côté de l’Ataman des Cosaque de France Mr Chmyrev Guennadi. Regardons le ciel, au milieu du carré Cosaque, je les vois chevaucher leurs fiers chevaux, la Nagaïka à la ceinture, faisant tournoyer au-dessus de leur tête leur redoutable shashka. Oublier leur mémoire, comme ne pas les honorer de notre présence, serait les enterrer une nouvelle fois. Devant ces tombes sous lesquels dorment les preux du repos éternel, l’avenir sera celui des traditions retrouvées, comme cette résurgence des Cosaques en Russie. Cette chevalerie sera le ciment qui unira cette amitié Franco-russe pour qu’au travers d’elle, nous puissions entendre demain, le rire de nos enfants sur nos terres en paix…

Nous avons ensuite laissé « déambuler » les participants à travers le cimetière afin de retrouver des tombes amies où curiosités, Madame Tatiana Chomcheff présidente du Comité pour l’entretien des sépultures russes du cimetière est venue nous saluer. Je rappelais la présence du carré des Cadets de Voronej, de Poltava… Que le président Vladimir Poutine vint déposer des fleurs sur la tombe de la princesse Véra Obolensky, membre de la Résistance française exécutée à Berlin en 1944.
Nous nous sommes dirigés vers la tombe d’un ancien du Normandie Niémen et François Colinot s’est exprimé pour signifier et rappeler aux mémoires le courage de ces Grands-anciens combattants pour la liberté des peuples…
Puis nous sommes partis chez une amie qui tient le restaurant russe « Le Relais Russe », non loin du cimetière. Un accueil chaleureux nous y attendait comme un repas russe traditionnellement bon, celui de St-Petersbourg. Nous y étions une trentaine de convives. Jonas Aix fut félicité pour l’organisation de cette journée et reçu des présents des mains des représentantes Russes. Les allocutions furent faites en russe par Azeeva Galina du Fonds Russe pour la paix. Je proposais un toast à la vodka, bien sûr pour l’amitié Franco-russe, en terminant le repas et la chaude ambiance conviviale du jour…
Frédéric Winkler

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